Réponse au communiqué de M. Mazars sur la mobilisation citoyenne


Le vendredi 2 octobre, à Rodez, ce ne sont pas quelques dizaines mais trois cents manifestant·es, des lycéen·nes scolarisé·es à Foch et à Monteil pour la plupart qui se sont mobilisé·es. Une grande majorité portait des revendications légitimes : de meilleures conditions d’éducation.

Dans votre communiqué du 2 octobre, vous laissez entendre sans nuance que les comportements violents seraient le fait de l’ensemble des manifestant·es, ce qui est bien loin des faits observés, dans la rue lors de la journée du 2 octobre, par celles et ceux qui ont pris la peine d’y être présents. Nous regrettons et condamnons les violences physiques contre des personnes. Mais il nous faut aussi voir toutes les violences que subit cette jeunesse et qui attisent sa colère.

Quelle attention prêtez-vous à l’expression de ces jeunes, élèves de l’école de la République et citoyen·nes en devenir ? Quel cadre d’expression leur avez-vous offert ? Êtes-vous allé à leur rencontre ?

Nous sommes choqués de vous voir reprendre les éléments de langage du gouvernement sur une prétendue « instrumentalisation » de la mobilisation par des « formations politiques ». Cela montre votre profond désintérêt pour l’expression des jeunes dans votre ville. C’est nier leur capacité à se forger une opinion critique sur la société dans laquelle ils grandissent et sur l’avenir qu’elle est censée leur offrir.

Nous dénonçons un communiqué qui semble vouloir nous faire oublier deux mandats d’une politique que vous avez soutenue et parfois incarnée en tant que député, et qui a abîmé l’école, comme elle a abîmé la santé, l’environnement, l’agriculture… Rappelons que votre « formation politique » est à l’origine de la mise en place de la plateforme Parcoursup et de la réforme Blanquer, qui contribuent à renforcer les inégalités scolaires et sociales, et à accentuer le mal-être des jeunes. Rappelons également que vous avez voté, en 2026, un budget de l’État prévoyant plus de 4000 suppressions d’emplois de professeurs, auxquelles s’ajouteraient, pour 2027, 1588 autres suppressions.

Nous tenons, enfin, à exprimer notre soutien aux lycéens et aux lycéennes.

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