Rapport d’orientation budgétaire 2022

La municipalité Teyssèdre nous a présenté, lors du dernier Conseil Municipal, un rapport d’orientation budgétaire à l’image des précédents. Nous ne reviendrons pas sur le plus gros investissement de ce rapport, qui détrône tous les autres, le Stade Paul Lignon. Après 2 millions l’année dernière, ce sont aujourd’hui 8 millions qui sont annoncés pour 2022. Ce projet au budget hors norme pour notre ville est en train de nous échapper avec la hausse des matières premières. Quel en sera le coût final ? Telle est l’unique question pour laquelle aucune réponse ne nous est donnée. Nous pouvons cependant regretter, que durant ces travaux pharaoniques, finalement seul le RAF bénéficie du stade, le club de rugby et l’organisation de la coupe de l’Aveyron étant exclus de Paul Lignon.

Une nouvelle fois, la municipalité nous annonce pour notre ville, un budget d’investissement gonflé aux hormones pour en mettre plein la vue aux journalistes et aux ruthénois. Mais combien de ces projets d’investissements verront leur traduction en 2022 ?

Si on reprend le débat de l’année dernière comme exemple :

L’aménagement de l’école Cardaillac pour permettre l’accès aux enfants à mobilité réduite aura enfin lieu après des années de report.

L’annonce fracassante d’un boulodrome à 1,2 millions d’euros, alors que tous les spécialistes s’accordaient qu’à moins de 2 millions ce n’était pas réalisable, n’a finalement pas été réalisé. Et L’engagement se transforme cette année en 100 000 € pour étudier la faisabilité de ce projet, promesse de campagne municipale, rappelons-le.

L’annonce d’une minéralisation de la place de la Cité d’un montant de 200 000 € a au bout du compte couté 21 000 €. A quoi ont donc servi les 180 000 € restants ? A ce jour, une énième question face à laquelle la majorité municipale reste muette !!!

Combien, sur les 1 000 000 € prévus, pour l’avenue Victor Hugo, ont été dépensés réellement cette année et non reportés à l’année prochaine ? Le projet étant de 1 700 000, on peut penser au bas mot 20 % ? Mais bon, reconnaissons que ce projet enfoui depuis plusieurs années au fond des cartons a enfin émergé.

Pour l’Avenue Tarayre près de les 500 000 € sont reportés à l’année prochaine. Et qu’en est-il des travaux de l’église Saint Amans (100 000 €) ?

Si on résume, pour 12,6 M annoncés au budget primitif 2021 près de 20% n’ont pas été réalisés…

Il est donc facile de proposer des budgets surestimés quand l’exercice consiste à repousser ces projets.

Et à côté de ça ? On abandonne les dépenses indispensables du quotidien pour thésauriser et réaliser des projets sans emprunts. La situation du carrefour contact est caractéristique de cet état d’abandon des travaux d’entretien sr Rodez. Une action en justice et de lourds travaux aujourd’hui auraient pu être évités si la commune avait assumé sa responsabilité de propriétaire des lieux et donc réalisé les travaux nécessaires en temps voulu.

On continue à faire payer aux Ruthénois d’aujourd’hui la totalité des investissements qui serviront pourtant aussi aux Ruthénois des générations futures, en baissant toujours plus la dette de la ville au-delà de l’entendement.

Pour terminer sur ce rapport d’orientation budgétaire 2022, un chiffre a retenu notre attention, celui de la Sécurité et de la Salubrité Publique. Sur 103 400 € d’investissement dans ce secteur, 100 000 € ne seront dépensés rien que dans la vidéo-surveillance. Laissant seulement 3 400 € pour le reste. Là encore pourquoi tout miser sur de la répression « après coup », plutôt que d’engager des moyens dans des actions de prévention ?

Enfin plusieurs annonces nous inquiètent :

  • La municipalité a annoncé à tous les Ruthénois, l’ouverture d’une médiathèque grandiose, à l’image du Trinity College, sur le site de Combarel en 2024, pourtant lors du même Conseil Municipal, la majorité nous annonce reculer sur l’achat de Combarel et aucune mention n’est faite de ce projet en 2022. Au vu des reports successifs de tous les projets, comment être prêt en 2024 sur le site de Combarel ?
  • La municipalité a annoncé dans la presse, avant même de consulter le Conseil Municipal, l’achat des haras. Lieu, qui accueille un tiers-lieu très prisé des ruthénois et grands-ruthénois. Dans l’hypothèse où le conseil départemental délibérerait favorablement à la cession des haras à la commune de Rodez, nous nous interrogeons sur son financement tant par rapport à son prix d’achat que vis à vis des coûts de réhabilitation qui au bas mot seront de l’ordre de 10 à 15 millions d’euros ? Au vu des financements et prêts obtenus par les occupants actuels nous nous interrogeons sur l’opportunité, qui n’a pas l’air à l’ordre du jour, de réfléchir le projet en collaboration avec station A et la SCIC qui réunit près d’une centaine de sociétaires ? Et qu’est-il prévu pour les 86 résidents qui développent leurs activités depuis plusieurs années sur le site ?

Monsieur le Maire, vous vous inquiétez dans le dernier Hebdo que la minorité souhaite débattre avec vous de ces orientations budgétaires. Alors oui, lors du dernier conseil municipal, nous avons ouvert le débat avant le vote du budget. Dommage que le Maire n’ait pas entendu nos arguments et propositions,  ou bien peut être n’est il pas au clair avec la définition du mot débat.

Les élus Rodez Citoyen

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