Méfiez-vous des contrefaçons.

A-t-on des nouvelles du conseil citoyen chargé de surveiller la campagne de vaccination ? On remarquera qu’à chaque fois que le gouvernement de Macron est en difficulté, celui-ci crée une nouvelle structure. Le « grand débat national » suite au mouvement des Gilets Jaunes, et la convention citoyenne pour le climat étaient les précédentes caricatures de démocratie participative. Caricatures car à chaque fois les engagements pris par le gouvernement ne sont pas tenus. Peut-il en être autrement de la part de responsables politiques qui ont certes compris qu’il existe une forte demande de la société civile pour s’investir dans la démocratie participative mais qui refusent de céder la moindre parcelle de leur pouvoir ? Ainsi lorsqu’un groupe s’empare d’un projet auquel il ne croit pas, on peut s’attendre à ce qu’il le dénature afin de décourager quiconque de s’investir.

A quoi bon participer à des conventions si l’on n’est pas écouté ? A quoi bon participer à un référendum si le résultat n’est pas respecté ? A quoi bon voter si tous les élus déçoivent ? Les critiques faites ici au gouvernement ont déjà été formulées au niveau local.

En 1971, la sociologue Sherry Arnstein établissait une échelle d’évaluation de la participation citoyenne de 1 à 8. Les niveaux 1 et 2 sont définis comme manipulation ou éducation, on considère le public comme passif et recevant des informations partielles voire partiales. Le niveau 3 est l’information de ce qui a été fait ou va se faire. Les niveaux 4, 5 et 6 sont la consultation, l’implication et le partenariat. Le public a alors de plus en plus d’influence ou de possibilité de négociation. Enfin les niveaux 7 et 8 sont les délégations de pouvoir puis le contrôle citoyen, impliquant des prises de décision partielles ou totales des assemblées citoyennes.

Nous vous laissons le soin de placer le curseur de cette évaluation pour juger les initiatives nationales ou locales.

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